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La jauge IMOCA applicable jusqu’en 2025 est une «évolution et non une révolution» selon le président de la classe Antoine Mermod. Certains s’en réjouissent, alors que d’autres regrettent qu’aucun véritable virage n’ait été pris.

Texte : Vincent Gillioz

L’IMOCA, International Monohull Open Class Association, a voté au printemps sa jauge applicable jusqu’au terme du prochain Vendée Globe, au printemps 2025. La jauge 21- 25, issue d’un consensus longuement discuté par le comité technique qui représente quinze équipes, laisse toujours une bonne marge de manœuvre au développement, tout en limitant la démesure. «Proposer des règles équitables qui laissent place à l’innovation, tout en préservant la flotte existante et une maîtrise budgétaire, n’est pas si simple», relève Antoine Mermod, le président de la classe, au terme du difficile exercice finalement réussi après une centaine d’heures de réunions (virtuelles). L’intégration d’une approche environnementale constitue une des nouveautés notables.

Justine Mettraux, membre du team 11th Hour Racing, confirme: «Rien de radical n’a été décidé pour cette mouture qui va dans un sens assez prévisible.» Thomas Ruyant, skipper de LinkedOut, complète le propos : «L’IMOCA a choisi une évolution conservatrice. Je pense que c’est une bonne chose. On a construit la dernière génération de bateaux avec un grand saut technologique. Maintenant il faut consolider et fiabiliser avant d’aller plus loin.» Alan Roura, quant à lui, s’accorde avec l’idée d’une consolidation nécessaire, mais regrette cependant certains choix.

Foiler, mais jusqu’où ?

Six bateaux étaient équipés de foils lors du Vendée Globe 2016 – quatre ont terminé –, alors qu’ils étaient 19 – sur 33 – lors de la dernière édition. Les fameux appendices sustentateurs, censés apporter un delta de performance conséquent n’ont toutefois pas vraiment tenu leurs promesses comme l’a relevé Jean Le Cam qui a terminé 4e à une dizaine d’heures (bonification déduite) du vainqueur avec un voilier de 2007 à dérives. L’usage des foils n’a bien sûr pas été remis en question, mais tous sont conscients que plus ils sont grands, plus ils sont chers, et surtout qu’ils impliquent un renforcement et une complexification des bateaux. Le comité technique a cherché une solution pour contenir les coûts et a décidé de limiter le volume des foils dans la mesure où elle permet d’innover avec des formes différentes mais dans un cadre assez précis.
Pour Alan Roura : «la recherche du contrôle des coûts est évidemment importante et la limitation du volume des foils est une bonne chose. Mais c’est dommage de ne pas avoir intégré des plans porteurs sur les safrans pour vraiment voler. On reste sur une patte, c’est un peu bancal. L’idée de safrans monotypes porteurs avait été évoquée, elle n’a pas été retenue. Ça viendra pour la génération suivante.» Michel Desjoyaux qui s’est exprimé en mai sur la question partage cette vision, considérant que les IMOCA sans plans porteurs arrière peuvent être comparés à des tabourets à qui il manque un pied.
Justine Mettraux estime à l’inverse que plus de restrictions auraient été bénéfiques : «Il y avait moyen d’avoir plus d’impact sur la construction des bateaux et les coûts par l’intermédiaire de la limitation des foils.»

ALAN ROURA REGRETTE UN PEU QUE LA NOUVELLE JAUGE N’AUTORISE PAS LES SAFRANS À PLANS PORTEURS.

Sauver la planète et limiter les coûts

Au-delà de ces points de technique et de performance, l’IMOCA affirme avec cette nouvelle jauge sa volonté d’inscrire la durabilité dans sa philosophie. Les matériaux biosourcés sont privilégiés, de même qu’une green sail en matériaux alternatifs ou/et entièrement recyclables devient obligatoire sur les huit autorisées à bord. L’application d’une analyse de cycle de vie pour tous les nouveaux bateaux ou nouvelles pièces devient la règle, et des solutions alternatives de motorisations peuvent être proposées pour déroger à l’installation d’un moteur diesel. Une charte Teams IMOCA vient encore compléter ce large programme qui vise globalement une pratique plus respectueuse de l’environnement. Celle-ci réunit sept thématiques qui vont de la mobilité à la communication, en passant par l’énergie, l’eau et l’alimentation. Il s’agit là de disposer d’une référence commune permettant d’accompagner chaque équipe tout du long du Championnat IMOCA Globe Series 2021-2025, puis à horizon 2030 par la suite. «Nous avons beaucoup travaillé sur ce dossier avec 11th Hour Racing, souligne encore Justine Mettraux. On doit par exemple penser à l’énergie consommée par les ordinateurs lors de la conception. Des optimisations importantes sont possibles. Là encore, je pense que la classe a été trop timide sur les questions environnementales.» Alan Roura ne se positionne pas sur ces choix. «C’est finalement assez complexe et il est difficile d’évaluer si l’impact environnemental est véritablement diminué.»

CONÇU ET OPTIMISÉ POUR LE SOLITAIRE, LINKEDOUT DE THOMAS RUYANT RESTE PARFAITEMENT ADAPTÉ À L’ÉQUIPAGE.

Une jauge pour deux programmes

Si la jauge n’est qu’une «évolution», l’IMOCA vit quand même une révolution avec le championnat IMOCA Globe Series 21-25. Celui-ci intègre désormais des épreuves en équipage: l’Ocean Race Europe en mai-juin, et l’Ocean Race (Tour du monde) en octobre 2022. 11th Hour Racing disputera l’Ocean Race Europe sur un IMOCA conçu en 2015 (ancien Hugo Boss), adapté à l’équipage. Mais un voilier flambant neuf complètement conçu pour cette configuration sera mis à l’eau en juillet, et optimisé pour le tour du monde de 2022. «Il n’y a pas de différence fondamentale entre un bateau typé Vendée ou Ocean Race, détaille Justine Mettraux. Il y a des choix d’aménagements de pont et de cockpit, mais ça reste similaire. Pour le solo, on privilégie des choses plus simples, mais des détails. Au niveau de la conception, le prochain bateau du team sera un peu plus renforcé, car à quatre, on tire forcément plus qu’en solo.»
Thomas Ruyant, qui a procédé à un gros chantier post Vendée Globe sur son LinkedOut en vue de l’Ocean Race Europe, ne croit pas non plus a de grande différence de typologie entre les voiliers. «Mon bateau a un cockpit large et est adapté à une navigation en équipage. Le chantier de printemps était surtout une remise en état. On a bien sûr adapté des bricoles, mais rien de significatif. La flotte va rester homogène même s’il y aura quelques éléments plus typés pour l’une ou l’autre des configurations. Globalement, je pense que d’avoir une utilisation plus ouverte pour nos bateaux, solo et équipage, va dynamiser la classe.»