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Afin de fêter son 20e anniversaire, votre magazine a organisé pour ses lecteurs, avec l’agence Voile Evasion, une semaine de course-croisière au départ de Split. Inoubliable!

Texte : Brice Lechevalier

Dans le sillage de la première Skippers Cup aux îles Vierges britanniques en 2011, pour le 10e anniversaire du magazine Skippers, quatre des dix équipages de l’époque se sont inscrits pour la deuxième joyeuse flottille, cette fois en mer Adriatique. Initialement pré[1]vue en mai 2021 pour les 20 ans de Skippers, la mise en quarantaine de la Croatie l’an passé a contraint les organisateurs à la décaler en mai 2022. Des conditions météorologiques particulièrement agréables ont récompensé la patience des participants. L’un des dix équipages a malheureusement dû renoncer juste avant le départ du fait d’un problème de santé de son skipper. Qu’il se rassure, il se pourrait bien que la troisième Skippers Cup n’attende pas dix années de plus !

Comme en 2011, l’idée consistait à réunir en effet dix équipages (venus de toute la Suisse) en monotypie en leur fixant chaque jour une nouvelle destination et zone de navigation à découvrir. À 1h30 de vol de la Suisse, la base Agana de Sunsail, juste à côté de l’aéroport de Split, paraissait parfaitement adaptée pour partir à la découverte des îles et des petits ports de cette partie de la côte croate. Si proche et tellement dépaysante! Cette base Sunsail de 80 unités (catamarans et monocoques) est l’une des mieux notées au monde par les clients. Elle n’a pas failli à sa réputation en recevant notre cinquantaine de navigateurs suisses, séduits autant par l’endroit que par l’organisation et le service, mais aussi par le dynamisme de sa cheffe de base, la souriante Mirna.

Le goût du partage
Qui part en flottille compte naturellement sur une certaine convivialité et des échanges réguliers avec les organisateurs et autres équipages, au-delà de la sécurité et du confort d’une prise en charge de tout le programme qui permet de se laisser porter. Pour la majorité arrivée avec le premier vol le dimanche matin, une visite de la petite ville touristique de Trogir s’est improvisée après un petit-déjeuner sur la terrasse de la base de Sunsail et les formalités à accomplir pour la prise en main du bateau. Cette bourgade médiévale entre la marina et l’aéroport vaut le détour, quelques bonnes tables sur les quais constituant même une sympathique entrée en matière de l’accueil culinaire croate. En fin de journée, les skippers recevaient leur premier briefing sur la zone de navigation du lendemain. Suivie d’une présentation à tous les équipages par Mirna des îles et villages rythmant la Skippers Cup, avec beaucoup d’anecdotes et de conseils pour bien profiter de la semaine. Les bonnes adresses pour les soirées libres (deux sur six), les tuyaux pour les mouillages, mais également les conditions météorologiques prévues. Tony, le skipper du bateau comité (un catamaran à moteur Moorings 43 PC) et régatier dans l’âme, complétait le tour d’horizon par ses recommandations. Se déroulant au restaurant de la base, la soirée de bienvenue était offerte par Teamwork, sponsor et vainqueur de la première Skippers Cup, dont le fondateur Philippe Rey-Gorrez et son épouse Valérie étaient venus défendre leur titre avec un autre couple de la société.

Chaque soir, les skippers se retrouvaient pour le traditionnel briefing/ débriefing et la remise des prix de la journée. Avant ou après le restaurant, ou sur le bateau comité. L’avantage d’un Leopard 43 PC, c’est qu’il permet d’accueillir facilement 10-12 personnes sur le salon de pont à l’arrière ou sur le flybridge. D’ailleurs, le 5e jour à Maslinica, le cocktail Voile Evasion se déroulait en musique sur le catamaran avec l’ensemble des participants ! Même lors des soirées libres comme celle du lundi soir à Milna, les équipages se retrouvaient pour la plupart aux mêmes restaurants. Enseigne de pêcheurs depuis trois générations et dominant les flots à la sortie de Milna, Bago était ainsi le point de ralliement spontané de la quasi totalité des équipages de la Skippers Cup, heureux d’échanger avec les autres «plaisanciers-régatiers» sur les premières sensations à la barre de leur Sun Odyssey 410. Les airs absents du début de journée avaient incité Tony et le directeur de course, Cyril Lanfranchi de Voile Evasion, à modifier le parcours, effectué en partie au moteur le matin, pour trouver des conditions plus favorables l’après-midi tout en respectant le trajet prévu. Mise en jambe idéale pour prendre ses marques, notamment pour celles et ceux dont l’équipage avait été formé de toutes pièces pour l’occasion. Car le surlendemain, il fallait composer avec des rafales de 30 nœuds.

Cent milles entre les îles
Du lundi 16 au vendredi 20 mai, les cinq parcours de longueurs différentes (car adaptés en fonction des conditions de vent du moment) ont permis aux navigateurs de régater sur 105 milles. Selon les équi – pages l’esprit croisière et vacances dominait plus que celui de la régate, même si les deux ne sont pas forcément incompatibles. Chaque bateau a connu son heure de gloire, dans différents registres. Un groupe Whatsapp reliait chaque skipper au directeur de course, communiquant en continu les informations sur les procédures de départ, les données GPS pour les lignes de départ et d’arrivée, les résultats. En véritable ange gardien de la flottille, le bateau comité fonçait de l’un à l’autre tout en filmant les meilleurs moments, partagés le soir même sur le groupe.

Ainsi, la première étape entre Agana et Milna a vu le trio de tête passer la ligne d’arrivée dans un mouchoir de poche: skippé par Paul Luedtke, Mini-Can était séparé d’Ultraviolet (André Bals) par 40 secondes, lui-même suivi 8 secondes plus tard d’Idem (Gilles Secretan) barré par Marcel Beauverd, ancien président du Cercle de la Voile de la SNG. Piqué au vif par sa 6 e place, le gagnant de la première édition, Philippe Rey-Gorrey, demandait le soir à son barreur Sébastien Aubord (prêté par le maga – zine Skippers !) de tout mettre en œuvre pour redresser la barre dès le lendemain. Leur Happy Jack était en fait l’un des deux Sun Odyssey de la flotte de la génération précédente, moins performante que les derniers 410 équipés d’une carène à bouchains plus large et planante, de doubles safrans et de génois à recouvrement.

Sur la deuxième étape entre Komiza et Mali Barjak, les caprices d’Éole ont repoussé le départ en début d’après-midi et imposé une manche assez courte. Régulier, Idem a conservé sa troisième place, devancé par Sanchrisa de Jean-Claude Burdet (ancien patron du Centre d’Entraîne[1]ment à la Régate et participant à la première Skippers Cup), lui-même dominé par un équipage d’Happy Jack euphorique. Impressionné par le niveau des participants, notre skipper Tony se disait scotché par l’esprit de compétition, la maîtrise et le sens tactique des meneurs de la régate. Comparés aux plaisanciers auxquels il était généralement habitué, ces navigateurs suisses lui donnaient le sourire et nourrissaient un suspense intéressant au fil des courses. Toute la flottille a pu admirer les bancs de dauphins de part et d’autre de la course, ajoutant une touche de magie au décor déjà paradisiaque.

Soleil, sourires et suspense
Au troisième jour de course-croisière, le vent s’est manifesté tôt le ma[1]tin, forcissant en cours de journée, largement de quoi gonfler les voiles de la flottille pour ce parcours de 28 milles nautiques entre Komiza et Vinogradisce. Une fois sortis de la baie dans laquelle ils étaient à l’abri, les bateaux ont saisi l’ampleur du contraste avec les jours précédents : forte houle, rafales de 25 à 35 nœuds, autant de raisons de prendre un ris pour la procédure de départ! Pas de cadeau pour autant aux petits copains, la bagarre commençait pour la plupart dès que retentis[1]sait la sirène des 5 minutes avant le départ. À ce petit jeu, l’expérience de l’équipage d’Idem (l’équipage avait une moyenne d’âge de 72 ans !) portait ses fruits. Comme le déclarait le barreur Marcel Beauverd à l’issue de la régate: «La stratégie de départ était hyper importante. Alors que tout le monde visait de partir au bateau start, car la distance était plus courte, nous avons préféré prendre au large et profiter d’un espace complètement dégagé.» Au bout de trois heures de courses, Idem finissait ainsi en tête avec une minute d’avance sur Happy Jack, lui-même 30 secondes devant Ultraviolet, qu’une seule seconde séparait de Sandicone (de Françoise Deshusses)! Après un mouillage au calme bien mérité, l’excursion vers la ville fortifiée de Hvar en fin de journée a mis tout le monde d’accord.

Le lendemain, la quatrième étape promettait 20 milles de nouveaux paysages à découvrir en direction de Maslinica, dans de faibles airs. Idem, Happy Jack et Sandicone menaient à nouveau la danse, talon[1]nés d’une seconde par Mini-Can. Dans cette nouvelle île au petit relief, la flottille était amarrée dans la bien-nommée marina Martinis Marchi. Pour récompenser la bonne humeur et la vaillance des participants, Fabienne et Cyril Lanfranchi de Voile Evasion organisaient une «boat party» sur notre catamaran. Baigné par une magnifique lumière de fin de journée, au milieu d’un petit port pittoresque, l’apéro festif a encore surélevé l’enthousiasme général.


Sur la dernière étape, 15 milles attendaient les concurrents pour le retour vers Agana, réunis au large de Blue Lagoon pour une ultime procédure de départ. Le trio de tête de la veille confirmait ses bonnes dispositions en s’imposant dans le même ordre à l’arrivée. La cérémonie de remise des prix se déroulait en ouverture du dîner d’adieu au restaurant le Konoba Hila offert par Sunsail et Leopard Catamaran, dont la représentante Daniela présentait succinctement les avantages de la formule gestion-location des voiliers sur lesquels les participants avaient navigué. Au classement général de la Skippers Cup, Idem s’impose avec 9 points sur la plus haute marche et remporte ainsi la montre de plongée Alpina, suivi par Happy Jack (13 points) et Mini-Can (22 points), juste devant Ultraviolet (23 points) et Sandicone (24 points). Euphoriques, les participants ont alimenté la bonne humeur toute la soirée, réclamant une nouvelle Skippers Cup le plus tôt possible. Merci à eux, à Voile Evasion et Sunsail pour l’organisation, et à nos sponsors Alpina, Leopard, North Sails et TeamWork. À suivre!